Avant d’arriver au Saguenay pour la première fois, on avait passé une soirée à Québec pour voir la performance de Julie, une ex camarade de classe d’Amélie. On y avait retrouvé P’tit Louis (arrivé de Montréal, des étoiles d’admiration dans les yeux lorsqu’il parle de son amie Julie) et Pierre-Olivier, un rêveur gentiment excentrique de Chicout, qui lui travaille à Québec dans une auberge.

La performance était très solennelle, deux pianos attachés descendaient lentement de la côte, retenus par des hommes en noir. P’tit Louis jouait quelques notes, tandis que Julie, sortie du piano, parlait de son enfance et de l’accident du travail de son père devenu aveugle d’avoir perdu trop de sang. Son père en fauteuil, les suivait en silence, et derrière lui les spectateurs formaient un cortège funèbre.

 

Après toutes ces émotions, on avait bu des bières, parlé avec plein de Québecois fort joyeux, Arthur avait chopé la crève et s’était endormi sur la terrasse du bar. On avait passé la nuit dans un air bnb sans âme avant de reprendre la route.

Deux semaine plus tard

On s’est dit que c’était une bonne étape pour retrouver Maman. On pourrait enfin voir Quebec de jour ! Malheureusement c’est à ce moment là que la voiture a commencé à faire n’importe quoi, ce qui a grandement compromis nos plans.

Retrouvailles en terrasse avec des Belles Gueulles

Arrivés le dimanche après midi, nous fêtons nos retrouvailles dans le bar de Lili sur la rue St Jean, « une considérable personne aussi forte en gueule que rigolote » écrit maman. Avec notre litre de bière dans le gosier nous visitons la vieille ville.

Québec a un look de décors de film, très mignon. Les maisons sont colorées et le vieux fort n’a rien à envier à nos vieilles villes françaises. Les architectures anglaises et françaises se mélangent sans trop de complexe, le paysage est agréablement vallonné.

On se paye notre premier burger du séjour ! Je ne résiste pas à un steak de cerf… Amélie tente un burger aux épinards… Sans épinards ! Elle est si affreusement déçue d’avoir mal compris le menu qu’elle se venge sur un dessert (elle nous autorise a l’aider un peu avec son dessert, même si on s’est gentiment moqués).

Le lundi déjà, le groupe se scinde en deux

Arthur et Amélie s’occupent de la voiture (à Québec, puis ils filent vers Montréal) tandis que Maman et moi restons chez Mélina qui, très bonne âme, nous accueille un peu plus longtemps.

De notre côté nous retournons visiter la vieille ville, avant de retourner refaire le monde chez Lili.

Le mardi, nous faisons un tour dans le musée des civilisations. Expo sur les origines du Québec et son développement, et une autre sur les premières nations (il y a du contenu commun avec Mashteuiatsh). Nous attendons impatiemment les nouvelles du front, qui s’avèrent pas terribles. On rattrape notre désarroi avec une plâtrée de Cannelloni. Quelques courses au marché du port et il me faut courir pour mon entretien téléphonique avec A Thinking Ape…

Heureusement, au milieu de tous ces déboires, l’entretien se passe bien et je dois maintenant faire un test. A tout malheur est bon, je suis coincée à Québec avec mon pc…

Mais la tablette graphique est restée dans le coffre de la voiture, qui est à Montréal ! Il va falloir ruser…

Mercredi toujours à Québec

Le mercredi je passe donc le gros de la journée à préparer mon test. A midi, Yaho, le copain de Mélina, nous prépare un succulent repas tchadien, un ragout de bœuf aux épinards et gombos, accompagné d’une boule de pâte de maïs gluante. A manger avec les doigts !

L’aprèm maman est allée visiter l’Université de Laval, benchmarker la business school (ils ont un partenariat avec l’IAE justement) et un grand parc à côté. Elle s’est coincée le dos c’est un peu la déprime de passer à côté de nos vacances en Gaspésie et ne même pas être réunis tous les quatre… La voiture n’est pas prête malgré la promesse du garage et il faut rester un jour de plus à Québec.

Le soir nous trouvons la force d’aller grignoter dans un petit bar du quartier. Nous sommes un peu excentrées, et les transports publics coûtent assez cher. De plus en trois jour nous avons l’impression d’avoir vu la vieille ville en long en large et en travers. Le quartier, bien que vert, reste très résidentiel et nous manquons de motivation et d’infos pour en explorer d’autres…

Jeudi, l’impatience monte

 

Le jeudi cette fois la voiture est sensée être réparée, mais nous attendons, tendues, les nouvelles qui ne viennent pas. En début d’aprem nous décidons de réserver un Amigo Express vers Montréal (covoit canadien) au cas ou on aurait pas la voiture, tellement nous somme lassées de Québec ! Moins d’une heure après : c’est officiel, le char est à peu près en état de marche !

Le temps de faire Montréal-Quebec il est presque 20h quand enfin notre vrai voyage peut commencer : en route vers Rimouski !

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Bon. En vrai Québec est sûrement beaucoup plus sympa que ce qu’on a vécu, mais les problèmes de voiture et de mal de dos ont été un tel enfer que nous avons vécu notre départ comme une libération !

A suivre : La Gaspésie !